Et si…

Mon livre de chevet depuis un an, le « Business Model Nouvelle Génération« , nous invite à bousculer le statu quo, remettre en cause les hypothèses dominantes, en se posant des questions comme « Et si… ».

Cet appel fait écho à celui de Leen Zevenbergen qui, quelques années plus tôt, dans « Brûle ta cravate et danse » au chapitre « Rien de tel qu’un bon cauchemar pour bien dormir », nous exhorte à « créer de l’espace pour un nouveau paradigme ».

Ajoutez à cette association d’idées la menace de Google de désindexer les contenus de la presse française, et voici qu’une question s’invite à mon imaginaire.

« Et si… Google disparaissait !? »

D’ailleurs, certains l’ont pratiquement vécu, désindexés du jour au lendemain suite à une mise à jour de l’algorithme de Google, ou sanctionnés pour pratiques douteuses.

En France, des moteurs comme Voilà, Bing, Ask, Yahoo se frotteraient les mains. D’autres pays, comme la Chine ou la Russie, seraient nettement moins troublés.

Et si… Et si… Et si les internautes finissaient par délaisser l’usage des moteurs de recherche ?

Après tout, il y eut bien une époque où l’on n’imaginait pas internet sans Netscape, cher navigateur de mes débuts en… 1994.

Bien sûr, mon quotidien s’en verrait impacté. Bien sûr, ce ne serait pas le cas de tous et c’est tant mieux.

Ma veille serait en veille et pour mes clients peut-être dur le réveil.

Quoique. Je me prends à espérer que nous récolterions le fruit d’un travail d’orfèvre, d’artisan que je revendique, qui consiste à tisser une relation authentique et pérenne avec ses clients sur la base de produits et services de qualité avec un petit goût de « reviens-y ». Sans oublier le fait de ne pas mettre ses oeufs dans le même panier (lisez, en ecommerce dans le texte, son trafic dans une seule source).

Certains nous retrouveraient dans leurs « favoris ». Les amis de nos amis continueraient de nous « liker » ou pas, de nous partager ou pas. Nous continuerions de communiquer, à bon escient, via la voie du courrier électronique, à l’occasion d’évènements ou encore par des voies plus traditionnelles et pour certains jamais abandonnées.

Bref, la terre ne s’arrêterait pas de tourner et on s’adapterait. Les pingouins d’Alerte sur la banquise* en savent quelque chose !

*Je vous assure que je n’ai aucune action aux Editions Pearson. Mais je vais étudier la question ^^

Cependant, j’ai omis de suivre la règle du jeu. Mais à ce stade, ce n’est pas grave. Il ne s’agissait que d’un échauffement. Car dans le processus de génération d’idées, il y a un protocole, que vous avez toute liberté d’adapter bien sûr. C’est finalement ce à quoi il engage d’ailleurs.

En substance, il s’agit de :

1. réunir une équipe diversifiée (bon, vous êtes là)
« La diversité de l’équipe vous aidera à produire, discuter et sélectionner des idées nouvelles. N’hésitez-pas, par exemple, à faire appel à des personnes extérieures à l’entreprise, voire à des enfants. »

Alexaaaaaaandre !

2. une phase d’immersion : « incluant des éléments que l’équipe devra étudier avant de pouvoir générer des idées ». Forcément, chacun a besoin de savoir de quoi on parle pour en parler. C’est quoi un moteur de recherche ? Quelle est la cartographie des moteurs dans le monde ? et ça concerne qui ? etc.

3. une phase d’expansion : « pour élargir l’éventail des solutions, générer le plus d’idées possibles, éviter que les critiques n’interviennent trop tôt dans le processus ». C’est le principe du remue-méninges. S’il s’agit d’ouvrir le champ, l’enjeu est de ne pas se perdre.

4. resserrer le champ, façon entonnoir : « après avoir étendu les frontières du possible, l’équipe doit définir des critères pour ramener son choix à un nombre d’idées raisonnable. » Pour pouvoir creuser quelques pistes et passer de l’idée au concret, de l’envisageable au faisable, du virtuel au réel.

5. donner à voir : « représenter et évaluer chaque idée sous la forme d’un prototype ». C’est la design attitude. Yeeahh. Ou l’art de la pensée visuelle. Des post-its aux dessins en passant par la vidéo…

« Si vous figez une idée trop vite, vous en tombez amoureux. Si vous la perfectionnez trop vite, vous vous y attachez et il devient très difficile de poursuivre l’exploration, de continuer à chercher mieux. Le caractère rudimentaire des premiers modèles, en particulier, est tout à fait délibéré. » Jim Glymph, Gehry Partners.

Je vous donne de quoi vous immerger dès que possible… A très bientôt  ;-)

Mots-clé ,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>